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Basse tensionPublié : 15 mars 2024Mis à jour : 25 mai 20264 min de lecture

Solaire sur Helka A — installation au sol sur parcelle agricole (décision 68103)

Solaire sur Helka A : la décision de l'ILA de mars 2024 et la décision 68103 de l'Autorité de l'électricité ont ouvert, pour la première fois, la possibilité d'installer un système au sol jusqu'à un dounam (1 000 m²) sur une nachala agricole, au tarif des installations en toiture sur 25 ans. Ce qui a changé, qui peut en bénéficier, comment cela fonctionne concrètement.

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Solaire sur Helka A — installation au sol sur parcelle agricole (décision 68103)

Le contexte — pourquoi était-ce bloqué jusqu'en 2024 ? Jusqu'au début 2024, il était quasiment impossible d'installer un système solaire au sol sur la Helka A d'une nachala agricole. La Helka A (jusqu'à 2,5 dounams jouxtant l'habitation de la nachala) est réglementée comme une zone réservée aux usages annexes à l'agriculture, et tout usage « non agricole » — y compris énergétique — était traité comme une dérogation. Pour installer une centrale au sol sur la Helka A, il fallait payer des droits de conversion à l'Autorité foncière d'Israël (ILA), engager une modification de zonage et compter la surface dans le quota d'usages non agricoles. L'ensemble rendait le projet économiquement non viable pour la plupart des détenteurs de nachala.

La première décision — l'ILA, mars 2024 : Le Conseil foncier d'Israël a approuvé une modification de politique qui ajoute l'installation d'un système solaire au sol jusqu'à un dounam (1 000 m²) comme usage autorisé sur la Helka A, sans que cette surface ne compte comme usage non agricole et sans droits de conversion séparés. La décision s'appuie sur un amendement aux directives de la division agricole de l'ILA et s'accompagne d'un volet planologique (TAMA 10/D/10, article 9.8) qui ouvre la voie à un permis de construire accéléré le long du tracé TAMA, sans nouveau plan d'urbanisme local.

La seconde décision — Autorité de l'électricité, décision 68103 (2024) : En parallèle de l'ouverture planologique, l'Autorité de l'électricité a fixé un cadre tarifaire dédié aux installations Helka A. Le point déterminant : le tarif a été aligné sur celui des installations en toiture — et non sur le tarif, plus bas, des grandes installations au sol. C'est un précédent : une installation au sol bénéficie du prix d'une installation en toiture. En pratique, pour un système de 150 à 220 kWc (la fourchette typique pour un dounam), cela représente un tarif de l'ordre de 34 à 41 agorot/kWh, indexé sur l'inflation, sur 25 ans, dans le cadre d'un contrat direct avec la compagnie d'électricité.

Pourquoi c'est important — une installation qui s'ajoute aux toitures, sans les remplacer : L'enveloppe d'un dounam sur la Helka A constitue un quota distinct de tout système installé sur le toit de la maison ou sur un bâtiment agricole. Un détenteur de nachala qui a déjà installé une centrale en toiture n'est pas empêché d'ajouter une installation au sol — il bénéficiera lui aussi du tarif sur 25 ans, sur le même raccordement ou sur un nouveau selon la taille du système. En pratique, deux flux tarifaires à la même adresse.

Le stockage sur Helka A — pourquoi c'est presque toujours rentable : Le conseil réglementaire le plus important : une installation au sol à l'échelle d'un dounam, qui produit 250 000 à 320 000 kWh par an, obtient généralement un tarif complémentaire nettement plus élevé en soirée lorsqu'elle est couplée à une batterie de stockage et déchargée sur le réseau entre 17 h et 22 h (cadre « production avec stockage »). En clair : le même kWh vendu en journée à ~34 agorot peut être revendu en soirée à un tarif complémentaire 3 à 4 fois plus élevé. Pour un système à l'échelle d'un dounam, la décharge du soir contribue généralement à 30 à 50 % du revenu annuel. Pour comprendre en détail le fonctionnement d'une batterie de stockage, les tarifs et la réglementation, consultez le [guide complet sur le stockage d'énergie](/guides/storage-systems).

Qui peut en bénéficier — les critères de base : Les détenteurs de nachala dans les moshavim, les preneurs à bail agricole de l'ILA et les agriculteurs disposant d'une parcelle résidentielle (Helka A) enregistrée. La parcelle doit être libre de tout usage incompatible (bâtiments agricoles, bassins, pergolas). Le terrain ne doit pas se trouver en zonage « lit de cours d'eau » ni dans un secteur protégé au plan d'urbanisme.

Les points qui demandent encore de la vigilance : Premièrement, la fenêtre du quota national — l'Autorité de l'électricité gère le dispositif comme un quota évolutif (« premier arrivé, premier servi »), de sorte que des demandes tardives peuvent être rejetées même si la parcelle remplit tous les critères. Deuxièmement, les projets qui nécessitent une mise à niveau du raccordement ou le déplacement d'un poteau haute tension sont nettement plus coûteux — ils restent rentables, mais doivent être chiffrés en amont. Troisièmement, le permis de construire accéléré est conditionné à la remise dès le premier jour d'une attestation de structure et d'un dossier planologique complet.

Le contexte plus large : Cette évolution s'inscrit dans l'objectif israélien de 30 % d'énergies renouvelables d'ici 2030, en valorisant des terres sous-utilisées déjà raccordées au réseau. Elle complète la loi sur le solaire obligatoire dans la construction neuve (décembre 2025) et le Premium Urbain (décision 66406) — trois leviers majeurs qui élargissent le champ du photovoltaïque distribué en Israël. Chez Meniv Energy, nous accompagnons les détenteurs de nachala et les agriculteurs depuis l'étude de faisabilité sur la parcelle jusqu'au raccordement commercial, en prenant en charge l'intégralité des démarches auprès de l'ILA, de la commission locale d'urbanisme, de l'Autorité de l'électricité et de la compagnie d'électricité (IEC).

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